Découvrir le pays
Préparer le voyage
Vie quotidienne
Histoire
Géographie
Infos Pays
  • Nom officiel du pays : République populaire de Chine

  • Capitale : Pékin

  • Superficie : 9 596 961 km²

  • Population : 1,3 milliards d'habitants

  • Régime politique : régime socialiste à parti unique (le Parti communiste chinois, PCC)

  • Chef de l’État : Hu Jintao jusqu'en mars 2013 puis Xi Jinping

  • Premier ministre : Wen Jiabao (depuis mars 2003)

  • Langue officielle : mandarin

  • Ethnies : 56 ethnies. Les Hans représentent 92 % de la population chinoise

  • Religion : Pays officiellement athée

  • Monnaie : le yuan : ¥ ou RMB

  • Salaire moyen/mois : 27 000 ¥ (270 €)

  • Espérance de vie moyenne : 72,8 ans

Drapeau Chine

1- Population et langue

La Chine est le pays le plus peuplé au monde avec plus de 1,3 milliard d'habitants et une densité record de 136 habitants par km². Ce pays multiethnique reconnaît 56 minorités différentes, dont plus de la moitié vit dans les régions montagneuses du sud du pays. La minorité Han, représentant 92% de la population chinoise, est la communauté ethnique la plus importante au monde ! Parmi les autres minorités, on peut citer : les Bai (région du Yunnan), Dai (région du Yunnan), Dong (région du Guangxi, Hunan et Guizhou), Mandchou (région du Liaoning, Jilin et Heilongjiang), Miao (région du Guizhou, Hunan, Yunnan et Sichuan), Mongol (région de la Mongolie intérieure), ou encore Naxi (région du Yunnan). Toutes les ethnies disposent de leur propre dialecte, mais la langue officielle nationale est le mandarin. Le personnel des établissements touristiques et la majorité des étudiants parlent un peu anglais.

2- Religion

Bien que la Chine soit officiellement un pays athée, elle n’en reste pas moins un pays profondément religieux, où diverses croyances et philosophies cohabitent de façon unique. Le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme sont solidement ancrés dans les croyances populaires et représentent les « trois enseignements » traditionnels de Chine. D’autres religions se sont développées, comme l’islam (1 à 2% de la population), le catholicisme (3 à 4%), le chamanisme ou encore, dans une moindre mesure, la religion dongba. Officiellement, la liberté de culte est acceptée dans le pays.

Le bouddhisme : Introduit en Chine au milieu du Ier siècle, le bouddhisme y est devenu à partir de la fin du IIIe siècle l’un des trois principaux courants idéologiques et spirituels avec le confucianisme et le taoïsme. La mission diplomatique menée par Zhang Qian, en ouvrant la route de la soie entre -138 et -126, devient sans doute l’événement décisif qui déclencha l’introduction du bouddhisme en Chine en favorisant les échanges avec l’Asie centrale. À l'exception de certaines influences vajrayana (bouddhisme tibétain) ou hinayana, les principaux courants actuels des bouddhismes japonais, coréen et vietnamien proviennent d'écoles mahayana qui sont nées ou ont pris leur essor en Chine.

Le taoïsme : Le terme « taoïsme » est difficile à définir du fait de la diversité de ce qu’il recouvre. Le taoïsme est-il une philosophie ou une religion ? Les deux, peut-on dire. Il a en tous cas toujours eu des expressions intellectuelles tout autant que culturelles, mais en diverses proportions selon les époques et surtout, les classes sociales. Le taoïsme commença au 2ème siècle après J.-C dans le pays. Il puise ses racines dans des traditions anciennes comme Huang-Lao, une tradition très connue après Huang Di (Empereur Jaune) et Lao-Tzu. Il est pratiqué à partir de la dynastie des Han de l'ouest (206 av. J.-C - 24 apr. J.-C.). Lao-Tzu, maître de l'époque (des Printemps et Automnes), qui fonda la première école puritaine du taoïsme, est considéré comme le père de cette religion. L'idée de la "Voie" (Tao) qu'il mit dans le « Livre de la voie et de la vertu » constitue le fondement du système taoïste. Selon le taoïsme, les dieux gouvernent et contrôlent tout dans l'univers. Parmi les dieux, le dieu de l'Origine primaire, celui de Jade sacrée et celui de la Voie de la puissance sont considérés comme les dieux suprêmes. Nombreux sont les temples taoïstes qui furent construits dans des montagnes où, selon la tradition, les êtres célestes habitent et où les anciens taoïstes pratiquaient l'austérité et devenaient immortels. A ce jour, il existe encore plus de 1600 temples taoïstes dans le pays où vivent encore plus de 25000 prêtres et nonnes de cette religion.

Le confucianisme : Le confucianisme, « école des lettrés » puis « enseignement des lettrés », est l'une des plus grandes écoles philosophiques, morales, politiques ,et dans une moindre mesure religieuses, de Chine. Elle s'est développée pendant plus de deux millénaires à partir de l'œuvre attribuée au philosophe Kongfuzi, « Maître K'ong » (551-479 av. J.-C.), connu en Occident sous le nom latinisé de Confucius. Il n'est pas le fondateur d'une religion, mais a créé avec ses disciples, sur la base de la pensée de son époque, dont « l'universisme », un système rituel achevé et une doctrine à la fois morale et sociale, capable de remédier selon lui à la décadence spirituelle de la Chine de l'époque. Confucius est convaincu que la réforme de la collectivité n'est possible qu'à travers celle de la famille et de l'individu. lLa vertu est une richesse intérieure que tout homme peut acquérir, étant donné que la nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise. Aussi tout homme a-t-il la possibilité de devenir un sage ou de se comporter comme un sot.

L’islam : L'introduction de l'islam en Chine se fit grâce aux contacts fréquents entre la Chine et les pays arabes. A partir des dynasties des Tang (618 - 907) et des Song (960 - 1279), des caravanes musulmanes en provenance des terres arabes et perses ne cessèrent de se rendre en Chine par voie maritime ou par la fameuse route de la soie. Nombreux furent les commerçants musulmans qui se marièrent avec des chinoises et s'établirent ainsi dans le pays. Ils devinrent les ancêtres de l'islam chinois d'aujourd'hui. Avec la conquête de l'Asie centrale et occidentale par les Mongols au 13ème siècle, un grand nombre d'Arabes, de Perses, et de Turcs arrivèrent dans le pays et y restèrent. Leur croyance commune les forma dans une communauté sociale, une ethnie à part entière dans le pays: l’ethnie Hui chinoise. Plus tard, des fractions d'autres ethnies dans des régions du nord-ouest du pays comme Ouïgour, Kazakh, Ouzbek, Tadjik, Tatar, Kirghize, Salar, Dongxiang et Bonan, furent converties à l'islam. La population islamique dans le pays totalise actuellement 20 millions d’habitants, essentiellement dans les régions du Xinjiang, du Ningxia, du Gansu et du Qinghai.

Le catholicisme : Les enseignements catholiques furent introduits pour la première fois en Chine durant la dynastie des Yuan (1271 - 1368). Cependant, ils ne purent gagner du terrain qu'après l'arrivée en Chine en 1582 du missionnaire italien Matteo Ricci (1552 - 1610), sous le règne de l'Empereur Wanli de la dynastie des Ming (1368 - 1644). L'arrivée de Ricci est considérée comme l'introduction officielle du catholicisme en Chine. Avant la fondation de la République populaire de Chine en 1949, cette religion était contrôlée par une douzaine de missions de plus de 10 pays et le clergé chinois n'avait aucun mot à dire. Parmi les 137 diocèses dans le pays, seules 29 étaient gérés par des évêques chinois. Cependant, le pays comptait alors 3 millions de pratiquants. Dans les années 50, un certain nombre de catholiques chinois ont lancé un mouvement patriotique, souhaitant que les églises catholiques chinoises soient gérées par les croyants chinois eux-mêmes. Aujourd'hui, il y a 115 diocèses, 70 évêques, 1100 prêtres, 1200 sœurs et plus de 4 millions de croyants dans le pays.

3- Economie

Depuis le début des années 1980, le gouvernement chinois, ne cesse de réformer le pays afin d´établir les bases d'une « économie socialiste de marché ». La Chine s’ouvre au reste du monde et attire de plus en plus d’investissements et de technologies venus du monde entier.

Grâce à cette nouvelle orientation économique de grande envergure, la Chine s’est rapidement issée au 3ème rang des plus grandes puissances mondiales, derrière les USA et le Japon, puis au 2ème rang en dépassant même le Japon. La Chine est également membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis le 11 décembre 2003, ainsi que de la Coopération Économique Asie Pacifique.

Ce n’est que plus récemment que certaines entreprises chinoises ont su imposer leur marque dans des secteurs de pointe. Le pays affiche encore aujourd’hui, des taux de croissance annuels proche de 10%, même malgré la crise mondiale qui semble épargener le pays.

L’industrie chinoise a connu une forte croissance au cours des dernières décennies :

  • L'industrie lourde est très développée en Chine. En 2008, le pays a produit 500 millions de tonnes d'acier, soit 38 % du total mondial, et 1,4 milliard de tonnes de ciment, la moitié du total mondial.
  • En 2008, la Chine a produit 9,5 millions de véhicules, ce qui la place au deuxième range mondial après le Japon.
  • La part des services dans l'économie chinoise ne cesse d'augmenter. Forte de ses 384 millions d'internautes, loin devant les Etats-Unis, la Chine cherche à tirer parti des technologies de l'information et de la communication pour vendre ses propres produits à bas coûts.
  • Aujourd'hui, les Chinois disposent théoriquement de trois semaines de congés payés par an. Le tourisme et la consommation ont fortement augmenté dans le pays.

L’économie chinoise reste néanmoins dominée par l’agriculture qui représente 40% des emplois et 15% du PIB. Et bien que le niveau de vie général se soit amélioré ces dernières années, les salaires restent très bas (pays «atelier du monde») et les inégalités entre riches et pauvres se creusent.

Plusieurs enjeux majeurs se dessinent pour la Chine : l’environnement, l’intégration des populations rurales au développement du pays, et avec l’éclatement de la cellule familiales traditionnelle dans les grandes villes, le devenir des personnes âgées.

4- Cuisine et boisson

La gastronomie chinoise, très liée à la société, à la philosophie et à la médecine, est mondialement connue et réputée. Elle est très variée du fait de la richesse de ses ingrédients, des méthodes de découpe, de l’équilibre des cinq saveurs primordiales (sucré, salé, pimenté, aigre et amer), des méthodes de cuisson (croquant, croustillant, fondant, sec), et de l'immense variété des ingrédients. L’aspect régional est fondamental et l’on dénombre quatre grandes régions culinaires : Beijing, Canton, Shanghai et le Sichuan. Les cuissons, les ingrédients et les saveurs varient énormément d’une région à l’autre.

  • Beijing et le Nord : ingrédients à base de blé, arômes salés et la spécialité pékinoise la plus célèbre, le fameux canard laqué.
  • Canton : cuisine méridionale, sautée ou à la vapeur. Spécialité de dim sum (petites bouchées fourrées).
  • Shanghai : spécialité de fruits de mer et les soupes.
  • Sichuan : plats épicés avec une épice typique : le fameux poivre du Sichuan.

Dans les restaurants les plats sont servis sur une table ronde, avec un plateau tournant, ce qui facilite le service. Chacun se sert en picorant dans les plats, à l’aide de ses baguettes, au gré de ses envies.

Le thé est la boisson la plus consommé en Chine et celà à tous les repas. Il existe différents types de thé : thé blanc, thé vert, thé jaune, thé wulong, thé noir ou rouge, thé pu-erh ou noir.

La bière est également énormément consommée dans le pays, la Tsingtao (Qindao) étant l’une des marques les plus connues en occident. Les jus de fruits frais sont délicieux et à consommer sans modération !

5- Système politique pyramidal

La République populaire de Chine a été fondée le 1er octobre 1949, sous l’égide du Parti communiste chinois. Le PCC avait été créé en 1921, dans la concession française de Shanghai. Plusieurs des dirigeants historiques du communisme chinois avaient séjourné en France à la fin des années 1910 et au début des années 1920, dans le cadre de programmes d’études et de travail.

Le Parti communiste chinois exerce depuis 1949 un rôle dirigeant sur l’ensemble du système politique. Chaque niveau de l’administration est placé sous la direction d’un organe du Parti. Les provinces sont gérées par des gouverneurs, mais ces gouverneurs obéissent aux orientations fixées par le Comité du Parti de la province, et c’est le secrétaire de ce comité qui est le véritable numéro un provincial.

Le système politique chinois est donc pyramidal, et est caractérisé par une double commande à tous les niveaux, l’une se trouvant dans les mains des institutions de l’Etat, l’autre dans celles des institutions du Parti, qui ont toujours la prééminence.